Les mauresques

Le vent souffle légèrement et la journée était fraîche. Voilà deux heures que je marche pour la rejoindre comme tout les vendredi. Je profitais de ce jour, jour de la prière. Tout le monde était occupé et personne ne prêtait son regard. Vendredi, mon mobile parfait, je disais autour de moi que j’allais me retirer de ce monde pour entretenir ma foi dans la maison de Dieu.

Nous avions un endroit de rencontre ponctuel, chez Khadija, une vieille femme pleine d’expérience. Je louais une chambre pour l’après-midi, un lieu simple mais particulier pour nous deux. J’arrive, elle m’attend, je ne la vois pas, son visage est complètement voilé mais je sais qu’elle sourit. Je la salue sans lui adresser un mot, rapidement je frappe à la porte. Khadija nous ouvre, ravie de nous voir, elle nous propose un thé, geste qui depuis est devenu un rituel, mais je refuse. Ma seule envie était de la retrouver, Khadija n’insiste pas et nous nous rendons dans notre lieu. Le lit était fait, aucune trace, aucune odeur, des créatures qui sont passées avant nous.

Elle s’assied, enlève son voile, je pouvais enfin la voir. Je m’approche d’elle, lui soulève la robe et tous doucement je touche son sexe. Assise sur le lit, elle écarte ses jambes. Ses cuisses sont chaudes. Elle se penche m’embrasse longuement, m’enlève ma robe, caresse mes seins. Je devais me contenir car je voulais que le plaisir perdure. Assise sur le lit, elle était complètement ouverte. Je sentais tout son corps entre mes mains, plus je la touchai, moins je savais d’elle. Elle gémissait, devenait complètement folle mais nous devions être discrète, ce genre de lieu est banni au pays. L’endroit étant discret nous devions l’être dans notre plaisir.

Mon corps n’en pouvait plus, nous étions l’une sur l’autre, elle me suçait le clitoris et devenait de plus en plus sauvage. Je devais la calmer.

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